par Theresa Whalen
Consultante en sécurité à la ferme de la FCA

La planification, les pratiques et la formation en matière de sécurité sont des aspects très importants de la sécurité au
travail, certes, mais au fond la sécurité est un choix personnel. C’est l’affaire de chacun!

« La sécurité à la ferme n’est pas un acte de foi, fait remarquer le directeur général de l’Association canadienne de
sécurité agricole, Marcel Hacault. La plupart des incidents qui surviennent à la ferme sont la conséquence de gestes
précis ou d’oublis. Or, ce qu’on peut prévoir peut aussi être évité. »

« La prévention à la ferme : je m’y engage! » est le thème de la campagne canadienne sur la sécurité à la ferme lancée en
mars dernier, qui s’échelonne sur trois ans et comporte trois volets.

En 2010, la campagne met l’accent sur la planification, avec des tournées d’inspection et des plans de sécurité. La
deuxième année, il sera question de l’exploitation agricole, notamment de la mise en œuvre, de la documentation et de la
formation. La troisième et dernière année, axée plus précisément sur la sécurité, portera sur les évaluations,
l’amélioration et la mise au point des systèmes de sécurité.

« Au fond, il appartient à chacun d’évaluer sa situation et de prendre consciemment la décision de travailler de manière
sécuritaire, conclut M. Hacault. Il faut donc décider par soi-même d’éteindre la machine avant d’y travailler, de mettre
une ceinture de sécurité, de bloquer les roues avant de décrocher la remorque, etc. Ces décisions peuvent sembler
banales, mais elles peuvent pourtant faire la différence entre la vie et la mort. »

Chaque année, en moyenne, 115 personnes meurent et au moins 1 500 sont hospitalisées en raison d’incidents liés à
l’activité agricole au Canada, selon le programme Surveillance des blessures dans le secteur agricole au Canada. En
2006 seulement, 13 801 exploitations agricoles ont déclaré au moins un accident avec blessures ayant nécessité un
traitement médical ou un arrêt de travail, signale Statistique Canada.

Les études du programme Surveillance des blessures dans le secteur agricole au Canada montrent que les blessures et les
décès liés aux activités agricoles ne sont pas le fruit du hasard, mais plutôt le résultat d’une chaîne de quelque 15 à 25
événements. La bonne nouvelle, c’est qu’il y a bien des façons d’interrompre la séquence, de briser la chaîne des
événements, de changer le cours des choses.

Voici quatre questions qui peuvent vous aider à évaluer les risques durant votre travail à la ferme : Quels sont les
dangers? La situation présente-t-elle des risques pour moi ou pour quelqu’un d’autre? Quelles mesures préventives peuton prendre? Peut-on faire autre chose pour rendre cette tâche sûre? Pour vous aider dans ce processus, pensez aux lettres
I.C.C. : identifiez, corrigez, contrôlez.

« Les agriculteurs et les travailleurs agricoles ont un double rôle à jouer dans la gestion du risque, résume M. Hacault.
D’une part ils constituent une source de risque quand ils se montrent négligents mais d’autre part ils sont la pierre
angulaire de toute stratégie de gestion des risques. C’est pourquoi il est si important pour les propriétaires exploitants de
montrer l’exemple et de toujours insister pour que le travail se fasse dans le respect des règles de sécurité. »

Pour en savoir plus sur le sujet et sur d’autres questions liées à la sécurité à la ferme, consultez le www.jemengage.ca ou
le www.cfa-fca.ca.

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Pour les médias francophones:
Marcel Hacault, directeur général de l’ACSA – Tél : 204-452-2272 Courriel : mh@casa-acsa.ca
For service in English:
Theresa Whalen, CFA Farm Safety Consultant T: 613-822-0016 E: farmsafety@cfafca.ca
** Des photos et des dessins humoristiques pour accompagner cet article peuvent être téléchargés
gratuitement
du site www.casa-acsa.ca.